lundi 7 avril 2014

Bilan #2 : Mars 2014


✭ Mars 2014 ✭

Je suis assez satisfaite de ces deux mois de lecture. Bien que 12 livres lus, ce ne soit pas un record, je suis déjà contente étant donné que j'ai eu passablement de stress dû à l'école et à ma vie privée.

Ce que j'ai lu ce mois-ci :
  1. Le doux venin des abeilles, de Lisa O'Donnell ♡
  2. Entre chiens et loups, de Malorie Blackman ♡
  3. La couleur de la haine (Entre chiens et loups T2), de Malorie Blackman ♡
  4. Le choix d'aimer (Entre chiens et loups T3), de Malorie Blackman ♡
  5. Le retour de l'aube (Entre chiens et loups T4), de Malorie Blackman ♡
  6. L'étranger, d'Albert Camus ★ ★ ★ ★ ★
  
  


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J'espère que vous avez passé un beau mois de mars !

vendredi 28 mars 2014

L'étranger, d'Albert Camus

Auteur: Albert Camus
Éditions: Gallimard
Genre: Classique
Année d'édition: 1971
Nombre de pages: 183



Synopsis:

"Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."




Appréciation:

Cela faisait un bout de temps que j'avais décidé de lire l'Étranger, parce que c'est un grand classique et que je trouvais intéressant de le lire. On en entend quand même régulièrement parler et c'est une œuvre d'art littéraire, alors il est d'autant plus important de le lire.
Donc, je l'ai lu. J'ai eu quelque mal à me plonger dans l'histoire au début mais finalement je me suis laissée aller et j'ai laissé Camus me souffler ses incroyables combinaisons de mots à l'oreille. J'avoue avoir peiné au début, mais je reconnais que c'est une merveille pour la littérature française. J'ai bien apprécié Meursault, le principal personnage, qui est attachant et vraiment très gentil. J'ai aussi aimé Marie, sa compagne; elle est mignonne, douce et très gentille. Je trouve Meursault plus froid, distant, dépourvu de tout sentiment. A certains moments, il me faisait réellement pitié et mon cœur se serrait lorsqu'il déblatérait sur sa pauvre vie triste et si fade... Au début, j'ai pensé que Marie apporterait un rayon de soleil dans sa vie, dans son appartement gris. Mais non, sa vie continue de défiler tristement et franchement, il m'a fait beaucoup de peine. En fait, si je devais décrire Meursault, je le représenterais gris: la peau grise, les yeux gris, les cheveux gris. Même ses rares sourires, je les imagine gris.
Mais en fait, je me rends compte que je le trouve triste simplement parce que l'auteur - Camus - nous le présente de cette manière. J'ai l'impression que Meursault ne sourit jamais, mais c'est peut-être faux. Je ne connais pas assez Camus pour pouvoir juger cela. Je l'imagine donc gris, froid et triste. Peut-être à tort.

Concernant, l'écriture de Camus, je pense que soit elle plaît, soit elle ne plaît pas, je ne pense pas qu'il y ait d'entre-deux. C'est quand même particulier, il faut un moment avant de s'y faire, c'est vraiment très différent des plumes plus "accessibles" des jeunes auteurs.
Personnellement, c'est une plume que j'ai bien appréciée. Toutes les phrases ont un sens net, on ne doute pas de ce que Camus veut / voulait dire. Mais tous les mots utilisés sortent directement du registre soutenu et j'adore ça.  J'aime bien ce style, ça a son charme unique et c'est une valeur sûre.

Donc, un grand classique que j'ai bien apprécié et que je recommande à tous ceux qui sont curieux de voir ce que c'est, justement, un classique et qui veulent changer de leurs lectures modernes!
Bonne chance en compagnie de la plume de Camus; prenez le temps de savourer les mots, ce coup de plume en vaut la peine!


Une très belle œuvre d'un auteur nouveau pour moi !
★ ★ ★ ★ ★

mercredi 26 mars 2014

Les malheurs de Sophie, de la Comtesse de Ségur




L E S    M A L H E U R S    D E    S O P H I E



  • Auteur: Comtesse de Ségur
  • Édition: Robert Lafont
  • Année d'édition: 1974
  • Nombre de pages: 156
  • 4ème de couverture: Pas de quatrième de couverture dans l'exemplaire que j'ai lu.

A P P R É C I A T I O N 

Tout d'abord, excusez-moi pour la chronique micro-minuscule, mais ce livre est tellement court et enfantin qu'il est vraiment ardu de rédiger quelque chose de complet !

Ce sont de très drôles histoires de la petite Sophie, qui a entre 4 et 5 ans, et qui aligne les bêtises. Dans chacun des chapitres, soit elle ment, soit elle vole, soit elle casse ou tue. Et j'ai parfois trouvé que les clichés étaient vraiment tenaces en lisant ce livre. A-t-on vraiment besoin de tuer un âne pour faire une bêtise? Enfin, parfois je devais rire en lisant, parce qu'on voit vraiment que ça a été écrit à l'époque: personne ne décrirait une enfant un peu turbulente de cette manière aujourd'hui. Je rigolais franchement, à certains endroits. J'ai parfois eu l'impression que le but premier de ces histoires était de terroriser les enfants pour les inciter à se comporter convenablement. Si tel est le cas, là aussi on voit combien les mentalités ont évolué (bon, il y a toujours des parents qui effraient leurs enfants mais tout de même)... Enfin, moi j'ai pris ce livre car on en entend souvent parler et je me disais que ce serait intéressants de le lire.

Bref, c'est une lecture courte, sans plus ni moins, dont je garde un souvenir amusé.


Une bonne lecture qui m'a mis le sourire aux lèvres plusieurs fois !
★ ★ ★ ★ ★

dimanche 16 mars 2014

Tour B2 mon amour, de Pierre Bottero




T O U R    B 2    M O N    A M O U R



  • Auteur: Pierre Bottero
  • Édition: Flammarion
  • Année d'édition: 2004
  • Nombre de pages: 150
  • 4ème de couverture: "Un coup frappé à la porte. Un surveillant entra. «Je vous amène la nouvelle élève, elle s'était égarée dans les couloirs...». La fille pénétra dans la classe. C'était elle, bien sûr, pensa Tristan. Comme si tout était écrit à l'avance. «Je le crois pas ! tonitrua Said. Tristan a flashé sur cette meuf !». Un silence total s'abattit sur la classe. Tristan avait une drôle de boule nouée à l'intérieur du ventre. Une boule faite d'un sentiment étrange qu'il n'avait pas envie, d'analyser. Pas encore." Dans la rue de Vienne où se dresse la tour B2, un premier amour s'écrit sur le béton. 

A P P R É C I A T I O N 

Tour B2 mon amour est une très bonne lecture.
J'ai découvert la plume de Bottero, plume que beaucoup qualifient d'exceptionnelle et je n'en ai pas été déçue, mais je suis plus réservée quand même que certains blogueurs.
J'ai aimé les tournures de phrases, les réflexions de Tristan et Clélia ainsi que la manière de parler de cette dernière. J'ai trouvé qu'il y avait une magie dans la manière d'assembler les mots, toutes les phrases laissent à réfléchir et c'est une belle qualité d'avoir ce pouvoir-là, en tant qu'auteur. Les mots utilisés aussi sont sensationnels, tous sont recherchés, magnifiques, rares... On a envie de continuer pour en découvrir encore, pour entendre la bouche de Clélia les prononcer avec sa voix que je m'imaginais si douce...
L'histoire d'amour de Tristan et Clélia peut paraître simplette, trop facile mais pourtant je trouve qu'elle est très complexe justement, car Clélia est très sensible et fragile et Tristan vient de la ville, il est plus brutal même s'il a réussi à me faire bonne impression dès le début. J'entends par là que ce sont deux personnes en elles-mêmes très différentes qui ont certainement des façons de penser absolument pas pareilles, mais pourtant eux deux vont réussir à s'assembler et leur amour est magnifique.
J'ai aimé aussi le romantisme de leur histoire, Bottero est très fort dans les passages sensibles, je pense qu'il devait être très fin lui aussi pour retranscrire pareillement la douleur amoureuse ainsi que la douceur qu'il y a dans l'histoire d'un si jeune couple.

J'ai par contre trouvé l'histoire un peu courte, je trouve qu'elle se finit un peu trop rapidement, tout s'arrange très vite, avant même que nous ayons trop compris. C'est un peu dommage je pense, pour moi cela fait un peu comme si Bottero ne savait plus trop quoi écrire et qu'il avait arrangé la fin de manière à ce que ça prenne le moins de temps possible. Après, je suis consciente que cette fin à justement plu à beaucoup de lecteurs, mais pour moi ce n'était pas le cas, j'avais un arrière-goût amer en refermant le livre.

Bref, une très bonne lecture que je recommande à toutes les adolescent(e)s qui aiment les histoires à l'eau de rose avec un certain caractère quand même et qui apprécient les histoire qui se finissent bien.



Une très bonne lecture pour tous les amateurs de belles histoires d'amour !
★ ★ ★ ★ ★

lundi 3 mars 2014

Bilan #1 : Janvier et février 2014



✭ Janvier & février 2014 ✭

Janvier et février ont été des mois très calmes en lecture pour moi !

Ce que j'ai lu ce mois-ci :
  1. Le journal de Polina, de Polina Jerebtsova ★ ★ ★ ★ ★
  2. L'embrasement (Hunger Games T2), de Suzanne Collins ♡
  3. Le huitième continent, de Florian Ferrier ★ ★ ★ ★ ★
  4. La reine des mots, d'Armand Cabasson ★ ★ ★ ★ ★
  5. Vendredi 13 chez tante Jeanne, d'Arnaud Cathrine ★ ★ ★ ★ ★
  6. Revanche, de Cat Clarke ♡
  7. Sixtine, de Caroline Vermalle ★ ★ ★ ★ ★
  8. Tour B2 mon amour, de Pierre Bottero ★ ★ ★ ★ ★
  9. Les malheurs de Sophie, de la Comtesse de Ségur ★ ★ ★ ★ ★
  10. Le pacte d'Awa, d'Agnès Boussuge et d'Elise Thiébaut ★ ★ ★ ★ ★

   
    
 


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Un magnifique mois de mars à tous... ❄

dimanche 2 mars 2014

Le pacte d'Awa, d'Agnès Boussuge et Elise Thiébaut




L E    P A C T E    D'A W A
pour en finir avec les mutilations sexuelles



  • Auteur: Agnès Boussuge & Elise Thiébaut
  • Édition: Syros
  • Année d'édition: 2006
  • Nombre de pages: 127
  • 4ème de couverture: Sophie, 53 ans, Malienne, raconte son excision, à l'âge de 8 ans. Elle raconte aussi comment, adolescente, elle fonde avec ses amies un groupe clandestin et conclut avec elles un pacte secret : celui de ne jamais faire exciser leurs filles. Sekou, qui appartient à l'ethnie bambara, est un père de famille de 45 ans. Sa fille aînée est morte dans ses bras des suites de son excision, à l'âge de sept mois. Pour s'être dressé contre la coutume dans son pays, il a subi des pressions et a dû choisir l'exil... Quatre témoignages bouleversants et un dossier complet, précis, facile d'accès, pour comprendre, sans porter de jugement moral, en quoi consiste l'excision. Aujourd'hui, 130 millions de femmes seraient excisées dans le monde, à raison de 3 millions de fillettes chaque année. Et en France, 30 000 femmes et 35 000 fillettes sont mutilées ou menacées de l'être...

A P P R É C I A T I O N 

Tout d'abord, deux mots sur l'excision, sujet que vous ne connaissez pas forcément: l'excision consiste à couper le clitoris des fillettes, souvent âgées d'entre huit et douze ans. Mais il arrive qu'elles soient beaucoup plus jeunes (quelques mois à peine) ou plus âgées (parfois jusqu'à seize ans!). Cette pratique est traditionnelle et rituelle, énormément exercée en Afrique. Elle est très douloureuse, les "patientes" n'étant pas endormies généralement (peu de jeunes filles sont opérées en hôpital dans des conditions dignes de ce nom). Il arrive régulièrement que des enfants succombent à cette opération, souvent d'une hémorragie.

J'ai beaucoup aimé ce livre (qui se rapproche plus d'un documentaire qu'à un vrai roman) parce que j'avais déjà entendu parler de l'excision, sans plus de détails. Et j'ai trouvé très enrichissant de lire ce livre parce qu'on n'est jamais trop informé de la bêtise humaine et de la misère du monde. J'ai particulièrement apprécié les témoignages, surtout celui du père qui a perdu sa petite Fatou, âgée de sept mois, d'une hémorragie suite à cette ignoble opération. C'était tellement bouleversant, j'en avais les larmes aux yeux. L'excision est réellement un fléau pour la population africaine, notamment féminine. Ce qui est par dessus tout horrible dans cette pratique, c'est que tout le monde est persuadé qu'elle est indispensable pour devenir une femme, que c'est une épreuve à passer mais que faire sans est inacceptable... C'est terrifiant. Ils ne veulent pas remettre en question cette pratique car elle existe depuis trop longtemps et que les gens se persuadent entre eux, finalement.

Dans ce petit livre de seulement 120 pages, je suis passée par beaucoup d'émotions, ce qui, je trouve, est un point très positif. J'ai ressenti beaucoup de colère, contre l'excision en elle-même plus que pour les africains qui la soutiennent car ils n'ont pas tous la possibilité de penser différemment des autres et de s'informer. Mais aussi beaucoup de tristesse, autant par rapport aux témoignages qu'aux chiffres, toujours trop élevés...
Et encore de l'espoir, car il y a quand même des gens qui luttent contre ce fléau et le progrès se fait ressentir.

Le seul point négatif dans le Pacte d'Awa, ce sont les chiffres, qui ressortent un peu trop souvent... Ça peut être difficile parfois de se représenter un pourcentage ou un chiffre si on ne s'y connaît pas. Mais sinon, c'est vraiment un livre intéressant et bouleversant, que je recommande à toutes celles et ceux qui ont soif d'appendre sur un sujet très tabou.


Une très bonne lecture sur un sujet bouleversant...
★ ★ ★ ★ ★

samedi 15 février 2014

Sixtine, de Caroline Vermalle



S I X T I N E



  • Auteur: Caroline Vermalle
  • Édition: Hachette
  • Année d'édition: 2013
  • Nombre de pages: 368
  • 4ème de couverture: Elle est jeune. Belle. Amoureuse. Elle vient d'épouser le Prince Charmant. Trois semaines plus tard, on la retrouve emmurée dans le ventre d'une pyramide. Elle est la reine sur un échiquier dont elle ignore les règles. Autour d'elle gravitent les autres pions. Le mystérieux ami de son défunt mari, au regard troublant. L'étudiant à qui elle doit la vie. Un faussaire insaisissable. Il n'y a que trois choses dont elle est certaine : elle va retrouver son meurtrier, elle va se venger, elle s'appelle Sixtine. Mais qui est-elle vraiment? Entre rêve et cauchemar, mensonge et folie, Caroline Vermalle nous invite à un flamboyant voyage...

A P P R É C I A T I O N 

Sixtine est une magnifique lecture. L'histoire est très complexe, l'énigme tordue, le suspense toujours présent. Caroline Vermalle est véritablement douée et elle a beaucoup de tact et d'imagination. J'ai rarement lu une histoire aussi complexe, je dois le dire, et pourtant, même en se penchant minutieusement, tout concorde, tous les détails s'assemblent parfaitement entre eux, comme un véritable puzzle, il n'y a aucun faux pas.
De toutes les histoire policières que j'ai lu (et il y en a une quantité), c'est aussi celle qui m'a le plus accroché. Il y a un suspense fou, notamment avec les fins de chapitres et les changements de personnages - changements auxquels je me suis très facilement habituée et qui m'ont plu, contrairement à d'autres livres où ça me dérangeait. De plus, tous les personnages étaient très plaisant, j'ai trouvé ça agréable; de Max à Sixtine, en passant par Florence, Franklin ou encore Aqmool. Ils avaient tous une personnalité marquante et j'ai trouvé que ça rendait le texte vivant.
J'ai aussi énormément apprécié l'aisance avec laquelle Caroline Vermalle nous parle de l'Egypte et de ses richesses, on sent qu'elle les aime et le texte en devient encore plus intéressant. On voit qu'elle connaît le sujet et ça ne peut être qu'extrêmement positif!
Dans ce livre, j'ai toutefois été légèrement déçue par la fin parce que j'avais tout deviné longtemps à l'avance. Et j'ai été très frustrée d'apprendre "qu'il n'y avait rien de plus". En effet, j'ai trouvé que la fin était trop prévisible, que ça sautait aux yeux. Si je vous dis ce qui m'a mis sur la piste, je vous donnerais le nom de la personne qui a assassiné Seth Pryce et ce n'est pas mon but.
Donc, en gros, tout m'a plu sauf la fin, trop prévisible. Je suis donc plus que satisfaite de ce livre et je me réjouis énormément de lire la suite; je vais sûrement devoir attendre quelques mois encore, mais j'avoue, j'espère que Caroline Vermalle ne trainera pas trop, mais que la qualité d'écriture reste aussi sensationnelle et qu'elle ne perdre pas de superbe. Parce que Sixtine, c'est réellement la garantie d'une plume sachant manier les mots comme une déesse mais qui, en plus de ça, vous offre une histoire parfaite et très originale.
J'ai trouvé qu'il y avait une ressemblance marquante entre les plumes de Cat Clarke (Revanche) et de Caroline Vermalle elle-même. Il y a une aisance dans les mots qu'elles utilisent, une rareté dans les thèmes exploités, beaucoup de richesses dans le vocabulaire, des phrases toutes envoûtantes... Bref, même si la perfection n'existe pas, pour moi c'en sont des exemples. Malheureusement, le point négatif que j'ai relevé dans ce livre fait baisser ma note à 20 / 20, alors qu'il aurait facilement atteint le coup de cœur.

Bref, un livre remarquable, une enquête passionnante, des personnages attachants, un thème original et une plume sensationnelle font de ce livre quelque chose que je vous recommande vivement! Si vous hésitiez, ce n'est plus le cas...


Une excellente lecture pour une enquête splendide au suspens époustouflant !
★ ★ ★ ★ ★

mardi 11 février 2014

Revanche, de Cat Clarke



R E V A N C H E



  • Auteur: Cat Clarke
  • Édition: Robert Lafont
  • Année d'édition: 2013
  • Nombre de pages: 504
  • 4ème de couverture: La vie est injuste. Jem Halliday est amoureuse de Kai, son meilleur ami, qui est gay. Pas vraiment l'idéal, mais Jem s'est faite à l'idée. La vie est cruelle. une vidéo de Kai en conpagnie d'un garçon a été postée sur Internet. Il ne l'a pas supporté et s'est suicidé. Sa vie ne sera que vengeance. Quoi qu'il lu en coûte, Jem a décidé de découvrir qui sont les responsables et de les faire payer, un à un, jusqu'au dernier.

A P P R É C I A T I O N 

Ce livre est une merveille. Autant par la plume de son auteur que par l'histoire en elle-même. En lisant ce livre, on a toujours envie d'aller plus loin, de connaître la suite et surtout pas de le lâcher trente secondes. Cat Clarke a une plume magique, qui prend au piège n'importe quel lecteur tenté de lire les mots qu'elle écrit. Une fois que vous avez ouvert ce livre, impossible de le lâcher. C'est comme si chaque page que vous tourniez serrait un peu plus le nœud qui vous attache au livre. Vous tombez dans le monde de Jem, et à partir de là, impossible d'en ressortir...
Quelque chose que j'ai aimé dans Revanche, c'est sans doute so
n écriture très "cash". J'entends par là que Cat Clarke écrit en toute franchise; elle n'a pas peur des mots et vous les livre comme un vulgaire paquet. Non pas qu'elle bâcle, juste qu'elle ne s'embrouille pas de futilités, elle va droit au but. Et c'est réellement une qualité je trouve, surtout dans ce genre d'histoire.
Parce que oui, l'histoire... Elle est lourde, très lourde à lire. C'est triste mais c'est surtout dur, sans compter les passages incompréhensibles: pourquoi Jem fait-elle ça? Pourquoi ne resterait-elle pas comme la vraie Jem, pourquoi tout changer, chambouler avec pour seul et unique but la venge
ance? Il est sûrement impossible d'essayer d'imaginer la douleur de Jem face à la disparition si subite de Kai - surtout si on n'a jamais perdu d'être cher - mais... de là à intégrer un groupe de personnes qu'on méprise? A faire semblant d'aimer des gens qu'on hait au plus haut point? A devenir, carrément, quelqu'un d'autre?
Au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, on commence à connaître Jem et quand on lit ses actes et dires, on se surprend à prier pour qu'elle se calme, se raisonne. Malheureusement, elle continue, et nous, on croise les doigts. A mon avis, la phrase qui illustre le la couverture est juste au plus haut point: Jusqu'où irez-vous pour connaître la vérité?
Quand Jem s'arrêtera-t-elle? Elle est en train de se détruire, elle le sait, mais ça n'a plus d'importance. Et ça donne beaucoup à réfléchir. Parce que oui, le but de Jem est de connaître la vérité et surtout, surtout, punir les coupables. Et pour ça, elle n'hésitera devant rien et c'est ça qui m'a le plus horrifié durant cette lecture.
Et cette fin... Toujours autant dans l'esprit du livre, avec cet arrière-goût amer. On se demande, se questionne, la vérité est là et pourtant on ne veut pas y croire. La fin est proche aussi, mais nous on en veut encore, pour assouvrir nos questions, et cette tristesse qui nous prend le cœur. Et enfin, c'est la frustration qui s'installe.


Pour moi, comme pour Audrey, ce livre est une vraie bombe à retardement, contrairement à d'autres pour qui elle explose tout au début et dont les flammèches les dévorent tout le long de la lecture.
Bref, une lecture sensationnelle, dont personne, personne n'en ressort pareil. J'y pense tous les jours.


Un immense coup de cœur pour cette bombe de mots...
♡


mardi 4 février 2014

Vendredi 13 chez tante Jeanne, d'Arnaud Cathrine


V E N D R E D I    1 3    C H E Z    T A N T E    J E A N N E


  • Auteur: Arnaud Cathrine
  • Édition: L'école des loisirs
  • Année d'édition: 2001
  • Nombre de pages: 96
  • 4ème de couverture: Tout est prêt pour le départ : les 57 paires de chaussures de Maman, la cassette de Brigitte Fontaine pour l’autoradio, et le "Passeport pour la 4ème" de Gaspard. Tout est comme d’habitude : les vacances made in Normandie – sa maison de famille, ses éclaircies de 32 secondes, ses cousins préférés, ses guitares sur la plage, ses karaokés au bar du casino. Et puis le téléphone sonne. C’est pour annoncer la mort de tante Jeanne. Tante Jeanne et sa piscine marron, tante Jeanne qui détestait les couples et adorait les divorces, tante Jeanne qui n’avait pas d’enfants. Gaspard est en rage. Cette tante Jeanne qu’on ne connaît même pas va tout flanquer par terre, avec son enterrement pendant les vacances. Mais au cours du séjour improvisé dans sa maison, sans elle, il va faire connaissance avec cette vieille dame morte à 96 ans, dont le journal intime est planqué dans un tiroir du buffet. Connaissance avec elle et avec beaucoup d’autres choses encore.

A P P R É C I A T I O N 

Encore une lecture mitigée. J'aurais cru, d'après la quatrième de couverture, à une histoire plus sentimentale, surtout d'après la dernière phrase. "Connaissance avec elle et avec beaucoup d'autres choses encore", cette phrase laisse à penser à quelques passages intimes, sensibles, mais ce n'est absolument pas le cas. J'ai trouvé dommage... En fait, en y réfléchissant, je ne trouve pas l'histoire mauvaise ni rien, c'est juste que le résumé est très mal écrit et qu'il laisse à croire beaucoup de choses absolument pas présentes dans le livre lui-même. Donc, ne vous attendez pas à quelque chose de très sentimental (du genre un petit garçon qui découvre sa tante sous un angle nouveau, avec une magnifique histoire d'amour à la clef, à travers un vieux journal écrit à l'encre bleue claire et dont les pages sont jaunies par le temps).
A part ça, ce livre est écrit d'une plume légère et sympathique, malgré une petite exagération sur l'utilisation du verbe "mater", que l'auteur utilise sans cesse (autrement dit, à la place de chaque verbe concernant la vue), alors qu'il n'a souvent - très souvent, même -  pas lieu d'être. Oui, on ne "mate" pas le paysage à travers la vitre d'une voiture, ni un tas de vêtements ou un chien.
Enfin, avant que j'oublie, je voulais aussi souligner que c'est un livre qui se lit très vite - je l'ai lu en 45 minutes top chrono - et il m'a donc été assez agréable de le lire, parce que ça change un peu des pavés pesant 4,5 kilos que je lis d'habitude.

Bref, une lecture agréable, mais légèrement décevante sur l'idée que je m'en étais fait avant. 

Une lecture agréable.
★ ★ ★ ★ ★


dimanche 2 février 2014

La reine des mots, d'Armand Cabasson



L A    R E I N E    D E S    M O T S


  • Auteur: Armand Cabasson
  • Édition: Flammarion
  • Année d'édition: 2011
  • Nombre de pages: 443
  • 4ème de couverture: «Je m'appelle Jenny et, depuis quelques temps, je pars en vrille. Avant tout allait bien et maintenant tout va mal, tout va de pire en pire, je coule ! J'ai inondé mon lycée (on va dire que c'était presque involontaire), déclenché l'alarme incendie, je sème les catastrophes partout où je passe... Évidemment, mes parents paniquent. Ils se sont mis dans la tête de m'emmener voir un psy ! Me voilà face à ce type. Mais qu'est-ce que je fous là ? Il me dit que je ne suis pas folle (mais j'espère bien !). Il veut essayer de m'aider. Bon courage...»

A P P R É C I A T I O N 

C'est un livre que j'ai bien aimé, ni plus ni moins, car c'est une lecture très légère, même si Jenny n'est pas toujours des plus joyeuses. Personnellement, je me suis sentie calme et très à l'aise en lisant ce livre, parce que j'ai bien aimé la manière d'écrire d'Armand Cabasson. En effet, il y a une sorte de petit air joyeux dans ce livre... c'est assez complexe à décrire. On se sent voleter, page après page, et j'ai trouvé cela très agréable. J'ai adoré dévorer les remarques intérieures de Jenny. Parfois, je trouvais ses réflexions tellement justes, d'autres fois, elles me pliaient de rire. Il n'y a aucune haine dans ce livre, pas de "méchants", pas de tristesse ou de colère. Parfois une pointe d'incompréhension (le livre est posé sur le thème de l'adolescence, logique donc), mais rien de révoltant. Certains pourraient, d'après ma chronique, trouver cette histoire fade, mais non. C'est un livre à lire quand vous avez fini "Revanche", ou autre livre qui nous perturbe tant qu'on s'endort difficilement la première nuit. Ça soulage, des livres pareils.

Autre point positif: j'ai adoré tous les personnages; de Jenny au psychiatre. Et il en sera de même pour vous sûrement, car ils sont tous très gentils et je ne vois pas ce que l'on pourrait leur reprocher. Il y a Jenny, une jeune fille calme et gentille, qui ne se sent pourtant pas très bien. Je l'ai trouvé adorable, car je me sentais proche d'elle: elle est différente.
Il y aussi ses parents. Sans doute, sa mère aura été la personne que j'ai le moins apprécié dans ce bouquin, car elle n'a pas de véritable caractère. Il y a aussi son père. Lui, c'est très différent: je l'ai trouvé absolument fantastique, entre son passé difficile, sa passion pour les étoiles, son caractère trop gentil. Je l'ai adoré, et je pense que ce sera comme ça pour beaucoup d'entre vous si vous lisez La reine des mots. Il y a aussi le psychiatre, adorable et sincère, et tous les autres personnages que citer ne serait pas correct envers vous, car cela vous dévoilerait les intrigues de l'histoire.


Bref, une bonne lecture, reposante !
★ ★ ★ ★ ★